Réveillez la sultane qui est en vous!

Everything is crazy in Abu Dhabi ! /DR

Sex and the City 2 est une success story qui ne semble pas prête de s’arrêter. A l’écran depuis le 2 juin, le deuxième volet du film est un pur régal pour les fashionistas !

Sex and the City c’est un peu l’équivalent de Terminator mais pour les filles. Les muscles de Schwarzy y sont évincés par les jambes élancées de Sarah Jessica Parker moulée dans une profusion de robes haute couture, et les explosions sont remplacées par les questions existentialo-humoristico-sentimentales de nos quatre New-yorkaises préférées. Le tout parsemé par un défilé de beaux gosses et de guest stars. Je vous l’avais dit : un pur régal.

Du bling bling version mille et une nuits. Oui bon, ce n’est pas du grand cinéma, c’est un gros film hollywoodien à la gloire de la luxure et de l’Amérique mais on était prévenu ! L’affiche du film parle d’elle-même: une actrice retouchée sur Photoshop marche en talons aiguilles sur un désert de paillettes. Le deuxième volet de Sex and the City surfe donc sur le bling bling version Mille et une nuits. Car cette fois avec Carrie et ses amis, on se retrouve à Abu Dhabi… Tout se déroule deux ans après le mariage de Carrie et de John James Preston alias Mr Big. L’ami homosexuel des filles, Stanford Blatch, épouse (dans un état américain qui l’autorise) Anthony Marantino dans un cadre fantastique. On y retrouve la lutte perpétuelle de Samantha pour rester jeune et les inquiétudes d’une Charlotte dépassée par ses enfants et ayant peur de la concurrence de sa jeune nourrice irlandaise qui ne porte pas de soutien-gorge. L’appel de Smith Jerrod, amant de Samantha à la fin de la série et au cours du premier volet filmographique, lui permet de faire la rencontre d’un milliardaire d’Abu Dhabi, au Moyen Orient. Il l’invite dans son hôtel pour qu’elle puisse en faire la promotion et Samantha pose une condition : que ses amies puissent venir avec elle. Une fois à Abu Dhabi, les aventures se multiplient.

Un ton léger et humoristique qui fait du bien. Samantha, outrageusement libidinale, se révolte non sans couleur contre l’oppression des femmes arabes et Carrie doit faire face à un ex du passé. Luxe, balade en chameaux dans le désert, déjeuner de dattes, et nos quatre Américaines déguisées en sultanes sous prétexte qu’elles sont chez les Arabes, c’est too much mais le ton léger et humoristique de nos protagonistes fait tout passer.

Beaux vêtements et vie de princesse. Certains reprocheront au film de n’être qu’une publicité géante. On ne peut nier que certains placements de produits sont peu discrets. On notera ainsi que dans ce deuxième volet, Carrie a perdu son Mac au profit d’un PC (Hewlett Packard participe à la campagne de pub du film !) et que Manolo Blahnik est détrôné par Louboutin. Mais on s’en fiche. Sex and the City, c’est un peu de rêve féminin poussé à l’extrême : de beaux vêtements et une vie de princesse. Un rêve qui dure 2h55 !

> La bande d’annonce du film est disponible sur allociné.

(Article source disponible sur le site de Manews)

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L’EJDG en force !

Moi, mon équipe et Christophe Barbier lors de la remise des prix du Défi l'Express 2010

Pas besoin de sortir de l’ESJ ou d’autres écoles de journalisme parisiennes pour être un bon journaliste! La preuve…

Outre le prix L’Equipe 2010 remporté par mon camarade Nicolas Lemonnier en mars, 10 étudiants de mon école (dont moi) ont obtenu en mai dernier le Prix de la meilleure interview dans le cadre du Défi L’Express 2010 auquel l’école participait pour la première année. Une belle récompense après 6 mois d’intense travail pour créer, diffuser et vendre le supplément grenoblois de l’Express en mars dernier.

Guillaume Chièze, étudiant en radio de l’EJDG, a remporté la 2ème place de la bourse Dumas – RTL. Il gagne ainsi un CDD de 3 mois au sein de la célèbre station.

Parmi les CDD d’été des grandes chaînes et radios, accessibles sur concours ou sélection, Alexandre Moncayo a remporté un CDD de 2 mois à la rédaction de France 2 ainsi, comme deux autres de ses camarades, qu’un CDD de 2 mois à France 3. Ce sont également 3 voire 4 étudiants de radio qui bénéficieront d’un CDD d’été au sein de Radio France cet été.

Last but not least, Alexandre Moncayo a gagné le Prix Rotary du jeune reporter 2010!!!

Site de l’École de Journalisme de Grenoble

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Un roman bavard, qui laisse pantois

Les ventes du dernier livre de Katherine Pancol s’envolent. Intitulé Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, il se lit bien. Malgré ses longueurs et sa vie en rose…

Portés par le succès immense des deux premiers volets de cette saga – Les Yeux jaunes des crocodiles et La Valse lente des tortuesLes Ecureuils de Katherine Pancol se sont vite installés au sommet du classement des best-sellers. Il faut dire que l’auteur met toujours le paquet : des titres atypiques qui attirent le regard et des centaines de personnages et d’histoires qui s’ammoncellent au fil des pages. Chez Pancol, il y en a pour tout les goûts. Dans les précédents opus comme dans le dernier, elle nous couvre d’histoires. Dans les écureuils de Central Park, vous pourrez tour à tour faire connaissance avec les vieille légendes d’Ecosse, l’histoire de la mode et les reines médiévales, survoler les Caractères de La Bruyère ou encore cotoyer la crise économique mondiale ! Mais à vouloir trop nous couvrir, Pancol nous étouffe.

Petite littérature de plage. Le premier tome était frais, le deuxième présentait quelques longueurs, le troisième est lassant. Les pseudos considérations géopolitiques (“C’est surtout de la Chine que surgissaient les problèmes”) sont barbantes, tout come le faux “style jeune” (“Même pas que j’achète les lacets !”), les jeux de mots (“ENA, Ecole Nationale d’Admiration”) et les innombrables passages entre les uns et les autres. Mais ce qu’on retient surtout, c’est la surdose de “je t’aime moi non plus” et de rose. Chez Pancol on souffre peu, car tout est beau, tout est rose… et ça frise le ridicule. Une jeune styliste rêve de décrocher un stage dans une grosse boîte, et voilà qu’on lui offre un stage de trois mois à New-York rémunéré 20 000 euros par mois, avec appartement et chauffeur ! Vous l’aurez donc compris, l’histoire est facile et le style banal, mais on ne s’arrête pourtant pas de lire, voire même de dévorer ce livre. Et c’est là que réside le mystère Pancol : ce livre compte 850 pages, mais il se lit en trois jours. Preuve que la lecture n’a pas été si pénible, même si la fin est décevante et plus qu’attendue. Bref, un livre qui ira très bien avec la crème solaire et les mots croisés dans votre sac de plage.

Article source disponible sur le site de Manews

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« Médiabusiness, le nouvel eldorado »

de Danièle Granet et Catherine Lamour, Edition Fayard, 2006

J’ai lu ce livre lorsque je venais juste de rentrer en école de  journalisme, sa lecture a profondément remis en question ma façon de voir mon métier. Je ne suis pas d’accord avec tous les arguments avancés par les auteures mais ce livre n’en demeure pas moins une lecture fortement recommandable. Avis aux curieux, dans le cas contraire voilà une fiche de lecture réalisée par mes soins.

Les auteurs : Danièle Granet et Catherine Lamour ont fait toute leur carrière dans l’univers des médias. L’une dans la presse écrite, l’autre dans l’audiovisuel. Danièle Granet a été journaliste à L’Express, au Nouvel Economiste, au Figaro et à Stratégies, puis a dirigé le groupe de médias alternatif Novapress. Catherine Lamour a été productrice à Télé Hachette et a créé et dirigé le département des documentaires à Canal+.

Le Livre : MEDIABUSINESS est une enquête consacrée au monde des médias. Un monde qui se transforme radicalement sous l’impulsion des nouvelles technologies. De plus, réputés être « une industrie pas comme les autres », les médias sont en train de basculer dans l’univers de l’argent. Les financiers y règnent en maître. Ce livre nous fait comprendre les mécanismes et les enjeux du bouleversement sans précédent qui se joue actuellement.

Point de départ : Il y a un avant et après numérique. Le livre commence par un constat : rien ne va plus pour les médias. Le premier chapitre intitulé : « tempête dans les médias » se penche donc sur ce phénomène dans une longue première partie.

A/Tempête dans les médias

  • 2002 : Une année charnière

-2002=annus horribilis dans les médias : recul de la diffusion que l’embellie publicitaire de 10 ans a masqué. Crise qui affecte gravement la totalité des médias (presse, tv, radio, internet) très dépendants de la pub « dont ils tirent 40% de leur ressources pour la presse, l’essentiel pour les autres médias ».

« La crise économique soudaine met à jour de graves problèmes structurels, occultés jusqu’alors par l’immobilisme né de la prospérité et du protectionnisme ».

-A la fin du premier trimestre 2002 les premiers chiffres des résultats des entreprises médias pour l’année 2001 révèlent des pertes inattendues.

La presse est le premier secteur touché par cette crise.

Phénomène international : En Allemagne, en Angleterre comme en France. Ainsi en France les recettes publicitaires des quotidiens baissent en moyenne de 40% en deux ans.

Ex : Fin 2001 le résultat net de Libé est en déficit de plus de 6 millions

Le Figaro est à vendre

Fin 2002 l’endettement du Monde s’élève à 100 millions

Le Parisien-Aujourd’hui en France annonce une perte de 50 millions d’euros pour 2002-2003 !!!!

  • De nouvelles habitudes de consommation

-Les « immigrants numériques » = jeunes adultes de 18 à 34 ans qui lisent les quotidiens gratuits et utilisent Internet pour s’informer. Cette population a déserté le JT et l’info en continu pour en consommer à son heure.

Deux caractéristiques majeurs : liberté de choisir ce qui les intéresse et faculté d’apporter leurs propres informations.

-L’onde de choc des blogs

Un média gratuit et puissant (cf. : Le NON à Constitution Européenne)

« Devenus producteurs et consommateurs de contenus, les blogueurs commencent à investir de domaine réservé du journaliste : l’information. Lors des dernières élections américaines, ils ont reçu une accréditation « presse » pour suivre les conventions des deux partis au même titre que les journalistes du NYTimes ou du Washington Post ou des chaînes de tv comme ABC, CBS, etc.»

Ohmy News blog très important

Aspect négatif : baisse de la déontologie, attrait trop important pour le scoop.

Les blogs mettent en valeur une volonté de produire une autre information et le besoin de consommer différemment.

B/ Etude de cas : la presse française

  • Pour elles la presse française est arrogante et n’accepte pas le changement.

« A l’abri de son monopole territorial elle a complètement sous-estimé l’impact d’internet et des journaux d’information gratuits alors même que ceux-ci remettaient en cause toutes les pratiques de consommation de la presse. Repliée sur son passé glorieux, convaincue de la noblesse de sa fonction sociale, barricadée dans un bastion qu’elle croit imprenable, la PQN française décline ».

Retard de la France.

  • Le raz de marée des gratuits : les auteurs reviennent ainsi sur l’incroyable stratégie des gratuits qui a complètement chamboulé le paysage de la presse française.

« Tout est codifié : format, mise en page, couleurs, titres, etc. Metro a défini son lecteur type : une jeune femme urbaine active d’environ trente ans, plutôt célibataire qui vit en ville aime la ville et travaille pour la première fois ». Jeune femme qui s’appelle Sarah, le directeur de Metro affirmera ainsi : « On travaille pour Sarah ».

Face à ce raz de marée les journaux français n’ont fait que critiqué les gratuits sans jamais remettre en cause leur fonctionnement et leur méthode de ciblage du lectorat.

  • La « liberté assistée » de la presse française à bloquer une restructuration salvatrice :

Après la 2GM va se mettre en place tout un réseau d’aide financière pour remettre sur pied la presse française et garantir son indépendance économique. Ces aides n’ont jamais été remis en cause et « le magot est de taille : en 2005, le montant des aides directes représente 321,5 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 450 millions d’aides indirectes, soit 17% du chiffre d’affaires total de la presse française d’information! »

Pour les auteurs ces aides n’ont fait que ralentir les réformes nécessaires à la bonne santé de notre presse.

  • « Non seulement les Français ont pris du retard pour moderniser leur presse quotidienne, mais celle-ci a peu à peu perdu le lien avec ses lecteurs ».

La comparaison entre la diffusion des journaux dans les pays européens industrialisés est éloquente : 23 millions d’exemplaires en Allemagne, 19 millions en G.B, 11,5 en France !

Ce manque de lien s’explique : par le monopole de la diffusion par les NMPP, et par la quasi-non existence du portage en France. « En 2003, 6% seulement des quotidiens nationaux et 39% des régionaux étaient diffusés par portage.»

Ce portage inexistant est volontaire car « dans le maquis des aides à la presse, les éditeurs utilisent celles qui leur paraissent le plus favorable. Or la distribution la moins chère, c’est la distribution postale.»

De plus le prix de la presse française est le plus élevé d’Europe : 1€40 pour le Monde, contre environ O€80 en Allemagne.

  • Un exemple qui marche : Ouest France.

-Lien important avec les lecteurs : « il est un véritable guide pour la population active ».

-Ciblage du lectorat : Pour Antoine de Tarlé directeur général adjoint : « Ouest-France a été le premier quotidien régional à se doter d’un service d’études et de marketing qui a travaillé en étroite liaison avec la direction commerciale et la régie. » C’est-à-dire que des études fréquentes sont faites pour saisir l’évolution des comportements des consommateurs, et ces données montrant les changements sociologiques, économiques, voire politiques sont exploités par la rédaction.

-De plus le gros de la distribution (soit 45%) se fait par portage. Et seulement 35% de la diffusion est achetée chez les marchands de journaux au prix de 0€70, soit le prix le moins élevé, PQR et PQN confondu.

-Bonne stratégie Internet : 5% seulement du contenu quotidien du journal se trouve sur son site, rubrique forum sur le site « Vous avez la parole » où les internautes peuvent échanger. Et surtout OF a 4 sites thématiques qui couvrent le domaine des petites annonces qui permet une aisance financière.

Ouest-France est donc un véritable « groupe de communication ».

C/ Les médias : un nouvel eldorado

Définition Médiabusiness : transformation d’un secteur culturel en un secteur économique. C’est ce que les auteurs appellent le”Nouvel Eldorado”. Cette transformation, sous l’effet d’internet et des nouvelles technologies, intéresse les financiers, qui y voient la possibilité de dégager de la rentabilité.

  • De plus en plus logique de vente des groupes de presse : ventes de livres, encyclopédie, etc avec le journal. Développement de coffrets films comme au Monde et au Figaro. On parle de « commerce secondaire »

« Un magazine hebdomadaire comme le Nouvel Obs encarte une fois par mois dans sa livraison un catalogue proposant une sélection d’objet du mois » ou encore « Marianne qui a crée un club d’abonnés qui fonctionne comme un comité d’entreprise et qui offre des voyages, des concerts, etc. »

  • La pub : pétrole des médias

-Aujourd’hui on ne réfléchit plus en termes de supports médias mais en terme de cibles. Les publicitaires font des études précises pour savoir quelle cible lit ou regarde tel support et lance sa campagne de pub en conséquence.

Ex. de la Caisse d’Epargne

-Il y a donc interdépendance entre médias et publicitaires.

« Pour l’heure plus de la moitié des investissements publicitaires dans les médias traditionnels est inefficace »

Crise dans la presse écrite= crise dans la pub

Il y a donc une « financiarisation » des médias

  • La prise de pouvoir des fonds d’investissements :

- « Lorsqu’il y a des difficultés dans un secteur ça ouvre aussi des opportunités » dixit Edouard de Rothschild, premier actionnaire de Libé sur Europe 1.

=Des investisseurs à court terme qui reprennent des entreprises de presse qui vont mal, les restructure puis les revendent avec une plus-value.

-Ex du Monde : va fonder un groupe pour sauver le quotidien et préserver son indépendance. Stratégie chapoté par Alain Minc pour attirer des investisseurs qui voudront bien rester passifs. Des actionnaires externes ont des parts dans la société mais n’ont pas la majorité. Crédit Mutuel, François Pinault, Sagem… seront donc autant d’investisseurs. Puis la société va tenter d’engranger des bénéfices, en rachetant des médias de presse écrite : le Midi Libre (qu’il a vendu depuis) par exemple. Selon les auteurs le groupe est bien constitué mais a été mal constitué : non- investissement dans les gratuits, il n’a pas réussi à décliner la marque…

-« Indispensables, les investisseurs sont devenus incontournables. »

Conclusion : Notre presse a été construite après la guerre pour garantir son indépendance éditoriale et financière. Cette construction idéale ne tient plus. Les aides publiques ne peuvent pas résoudre à elles seules les problèmes créés par la concurrence d’internet et par la mondialisation des médias (les gratuits d’informations appartenant à des groupes nordiques).

La modification des règles du jeu qui régissent la presse est un dossier sensible et stratégique. Il exige une remise à plat de la part de toutes les parties en présence : éditeurs, syndicats, politiques.

De plus les auteurs pensent qu’il faut revoir la législation anti-concentration pour permettre à des groupes de communication de se créer car nous n’avons que des groupes mono-média, à l’inverse de ce qui se pratique dans tous les grands pays démocratiques. Il faut permettre à des investisseurs d’être présents à la fois dans la radio, la télévision, internet et la presse, ce qui est indispensable au regard du fonctionnement actuel de la publicité. La ressource incontournable des médias. Ce sont les marques qui subsisteront en tant que garantes d’une information vérifiée voire engagée. Ce regroupement des forces doit permettre d’assurer l’indépendance et le pluralisme des médias contrairement aux idées reçues. Pour elles, c’est donc l’indépendance financière qui garantit l’indépendance éditoriale.

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Des mots qui démangent, une réalité qui dérange

Est-il devenu interdit de dire des évidences en France ? Quand elles sont dérangeantes la réponse est oui, pour le reste on s’arrange. Le politiquement correct sert alors de mesure d’étalonnage. Quand Zemmour ose dire en plein prime time que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, le politiquement correct tranche très vite… C’est inacceptable ! Tout le monde crie au scandale, suivent ensuite très vite les accusations de xénophobie et de fascisme. Certes, en matière de raccourcis, le casier médiatique d’Eric Zemmour est loin d’être vierge mais dans ce cas là sa pente est un peu moins glissante. Il ne dit pas que Mohamed serait trafiquant parce que Mohamed s’appelle Mohamed. Rassurez-vous donc, le fait d’être noir ou arabe ne mène pas naturellement au trafic. Quand on est issu de l’immigration on a juste plus de chance d’habiter dans une banlieue que dans un quartier résidentiel c’est un fait ! Les enfants d’immigrés sombrent donc plus souvent dans la délinquance que les autres Français c’est un fait aussi et c’est déjà beaucoup ! Ces propos là en démangent plus d’un mais ça dérange. Le passé colonial de notre pays et depuis une trentaine d’années, le discours xénophobe du FN ne facilitent pas une analyse rationnelle de la situation. Quelques voix – sociologues, criminologues, policiers ou politiques – commencent à aborder la question. Parler du problème d’intégration chez les noirs et les arabes c’est montrer qu’il y a un gros problème (attention le gros mot) d’identité nationale et ce n’est pas très politiquement correct. Comment régler un problème si on se met à nier le dit problème ? Voir la réalité en face, la comprendre, l’analyser voire trouver des solutions demanderait de la détermination. Concédons le alors il est plus facile de fermer les yeux, de fermer les gueules et de crier au racisme !

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A Grenoble c’est NO NO NANO!

/ AFP

Hier, le débat public sur les nanotechnologies a fait halte à Grenoble pour l’une de ses 17 étapes. Une halte plus que mouvementée. Retour sur une soirée rocambolesque aux refrains chantants.

19h30 : Arrivée devant Alpexpo, lieu où doit se tenir le débat, pour rejoindre mes confrères journalistes après une errance dans une file d’attente digne d’une sortie cinéma de Twilight 2. Au bout de vingt minutes de queue, deux files se dessinent. Une file pour les hommes, et une file pour les femmes. Ce soir à Grenoble c’est donc au choix : par qui voulez-vous vous faire fouiller? Un homme ou une femme. Pour moi c’est donc la vigile. Une fouille franche et perturbante. Interdiction des bouteilles d’eau, des gros appareils photos, et la vigile semble un peu dubitative à la vue d’une clémentine isolée qui se balade dans mon sac ! Finalement elle pourra y rester.

19h50 : Passé l’étape du pelotage, je franchis le peloton de tête bien décidée à poser mon popotin sur autre chose qu’un strapontin. Que nenni ! une hôtesse au visage accueillant me tend un document : un tract ? le programme ? Alors que mes joues rougissent encore, émue par l’étape précédente, je vois vert. Ce papier tendu négligemment par ses hôtesses si souriantes n’est autre qu’un “code de bonne conduite” que je me dois de signer avant de pouvoir accéder à la salle du débat. Pas de nom, pas de prénom encore moins d’adresse. Non ! restons logiques, une simple signature suffira.

20h : Le débat peut commencer…. ou pas. Et là, je peux vous dire que quand on a passé 20 minutes dans une queue, qu’on vous a confisqué votre bouteille d’eau et qu’on a regardé avec suspicion votre clémentine, on se dit juste que ce soir à Alpexpo, les vigiles vont gagner leur ticket pour le pôle emploi. Banderoles, confettis, cotillons… la fouille laisse incontestablement à désirer. Plus de cent militants, sur les 600 personnes venues assister au débat, se sont mis à taper du pied. Ils ont ensuite scandé des slogans comme “No, no, nanos, le débat, on s’en fout, on veut plus de nanos du tout” et ont appelé à la fermeture de Minatec, principal centre européen de recherche en nanotechnologies, situé à Grenoble.

20h15 : Jean Bergougnoux, président de séance annonce que le débat est annulé, avant de s’engager à ce qu’il  “se déroule sous une autre forme”. Les gens quittent timidement la salle.

20h45 : la salle continue à se vider tout doucement, ne restent que les journalistes, les RG venus en nombre et photographiant à tout va et finalement les anti-nano quittent la salle en silence et main dans la main après une soirée karaoké révolutionnaire qui nous laisse pantois. Ont-ils bien fait d’agir ainsi ? Ce boycott du débat n’est-il pas contre-productif ? Au vu des regards dépités des gens qui espéraient en savoir un peu plus sur le monde des nanos, j’ai bien peur que les anti aient gagné une bataille. Mais la méthode utilisée ne leur fera pas forcément gagner la guerre.

Fatima Rougi

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La France en panne de bébés… enfin une bonne nouvelle!

On range les tétines!

La crise économique pourrait bien freiner la natalité en France, l’une des meilleures d’Europe. C’est en tout cas l’une des conclusions du « Portrait social » de la France publié début novembre par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Ne soyons pas dépités mais plutôt heureux. Enfin une mesure raisonnable! En effet, qui voudrait enfanter dans un marasme aussi latent ? Crise économique, politique, environnementale, alimentaire… il faut être sacrément vil pour vouloir que notre hypothétique progéniture vive dans un tel monde. Un monde que parfois on aimerait bien quitter alors le repeupler encore moins.

Photomontage / LePost DR

Vous l’aurez compris, les bébés font moins rêver certes, mais lorsque les courbes de l’économie s’effondrent, il y en d’autres qui remontent. En France et ailleurs, le credo est identique : se reproduire non, copuler oui! Face à la crise économique qui réduit notre pouvoir d’achat, nous sommes nombreux à choisir le sexe comme passe-temps gratuit favori. Se glisser sous la couette est alors élu l’activité la plus populaire en temps de crise. Les ventes de préservatifs et de sex toys montent en flèchent. Le sexe c’est pas cher, c’est sympa et ça déstresse un max alors pour les gamins faudra repasser plus tard! Surtout qu’en pleine crise d’identité nationale, accoucher d’un bon Français n’est pas chose facile…

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Mon article sur la PQR a fait réagir

Pour avoir un autre point de vue sur la PQR voilà une bonne adresse! Bonne lecture

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Le capitalisme c’est nul, l’économie sociale c’est mieux!

Les 9 et 10 novembre dernier se tenaient les rencontres du Mont Blanc. Cette année le thème de la réflexion était «comment nourrir la planète?». Que du beau monde pour répondre à cette vaste problématique, des gens du FAO, du PNUD, des ONG ou encore des chefs d’entreprises : ils se sont tous donné rendez-vous à Chamonix pour deux jours d’échanges. Pour ceux qui imaginent déjà se rendre dans la station alpine l’année prochaine pour participer aux débats c’est peine perdue car les rencontres n’ont pas pour objectif de populariser l’économie sociale. Il s’agit ici de réunir, de se faire rencontrer les acteurs internationaux de l’économie sociale afin de mettre en place des projets et perpétuer des valeurs. Et quand les têtes pensantes de l’ES se rencontrent, ça donne ça :

Des solutions à la crise alimentaire mondiale il en existe, voilà ce que les rencontres du Mont Blanc nous ont appris. Mais avant même de dire comment faire (ce qui sera fait dans des ateliers l’après midi) les orateurs tiennent à remettre les pendules à l’heure.

Un problème global

En effet, contrairement à ce que l’on pourrait croire, la crise alimentaire n’est pas un problème d’alimentation mais un problème d’orientation économique. La crise alimentaire est la conséquence d’un système économique à bout de souffle. Tout un travail de réforme global est donc nécessaire avant de pouvoir mettre fin à la faim dans le monde. Vous l’aurez donc compris, l’invité d’honneur de cette quatrième édition des rencontres du Mont Blanc fait très vite son entrée dans la salle des Congrès : le capitalisme. Dans les discours qui vont se succéder lors de cette matinée, tout le monde est d’accord, le capitalisme est l’ennemi social numéro 1. Comme le souligne Ricardo Petrella, président de l’institut européen de recherche sur la politique de l’eau, « le capitalisme essaye de nous faire croire qu’il peut être une alternative à lui même, c’est donc le moment de montrer que l’économie sociale est une alternative durable et humaine ».

Vandana Shiva s’oppose avec virulence à tout brevetage du vivant

L’eau: ressource économique éminemment importante

Les intervenants vont également beaucoup parler de l’eau qui va devenir, selon eux, LA question sociale du XXI e siècle. En effet, le gaspillage et la raréfaction de l’eau font planer le risque d’une pénurie dans les prochaines décennies et cela en sachant que l’agriculture mondiale utilise près de 70% des ressources disponibles en eau douce selon la FAO. Là aussi c’est l’occasion de dénoncer le capitalisme. Il faut empêcher au capital d’en devenir propriétaire, l’eau c’est la vie. Bref aux rencontres de Chamonix, on n’aime décidément pas beaucoup le capitalisme et son lot de valeurs ou de malheurs! Vandana Shiva, une des chefs de file des écologistes de terrain et des altermondialistes au niveau mondial, ira même jusque parler de « violation des droits humains fondamentaux par le capital ».

Car en plus de vouloir posséder l’eau, le capitalisme s’est aussi accaparé l’air, les semences et les logiciels informatiques. Il va falloir maintenant se réapproprier ses ressources pour « mettre de la citoyenneté dans l’économie de l’alimentation » (V. Shiva)

Rien de nouveau donc à ces rencontres, on ne sait toujours pas comment nourrir la planète mais au moins, on sait qu’il y en a qui se bougent et on a nourri son esprit !

***Pour plus d’informations, voici la table ronde de RCF isère sur les rencontres du Mont Blanc, une émission radio très complète réalisée par mes camarades de l’EJDG.

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Six camarades de l'EJDG et moi aux Rencontres du Mont Blanc

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Moi, en mode blog pendant les débats

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